Auxiliaire puéricultrice en crèche – Accompagnement dans les jeunes années

Avec un niveau de chômage record en France, les perspectives pour se lancer dans un secteur professionnel dans lequel l’on est assuré d’avoir un emploi à long terme sont assez minces…  Certains jeunes étudiants pourraient presque avoir froid dans le dos, ou nourrir l’envie inextinguible de se délocaliser à l’étranger…  Mais ce n’est pas le cas de tous les secteurs professionnels, bien heureusement !

En effet, le secteur de la petite enfance a le vent en poupe, alors que l’on enregistre en France une relance des naissances depuis quelques années.  De nos jours, choisir un métier ayant attrait à l’enfant en bas âge revient à s’assurer de futures années florissantes, et un emploi à long terme.

Parmi ces activités, la profession d’auxiliaire puéricultrice est propulsée sous les feux de la rampe aujourd’hui.  Petit retour sur une profession de toutes les passions, mais aussi choix intelligent : l’auxiliaire puéricultrice en crèche.

Comment devenir puéricultrice en crèche ?

La carrière d’auxiliaire puéricultrice peut s’avérer être une excellente solution, et ce à tout âge !  Que ce soit une vocation découverte très tôt, ou un choix de réorientation vers une nouvelle activité professionnelle, il est possible de postuler à l’école d’auxiliaire de puériculture.  Les conditions pour s’octroyer le droit de suivre la formation d’auxiliaire puéricultrices sont particulièrement simples…

Il suffit en effet de se présenter à un concours d’entrée, et d’avoir 17 ans révolus à la date dudit concours.  Il n’y a aucun pré requis scolaire pour avoir droit de s’inscrire, et aucune limite d’âge supérieure.

Le concours se compose d’une épreuve écrite et d’une épreuve écrite.  L’épreuve écrite dure 3 heures 30 au total, et comporte une explication de texte de culture générale appliquée au domaine sanitaire et social, des questions de biologie et de mathématiques, et un test psychotechnique.  Les candidates ayant obtenu la moyenne aux épreuves écrites passeront ensuite une épreuve orale de 20 minutes durant laquelle elles traiteront d’un sujet du secteur sanitaire et social, et expliqueront leurs motivations.

Il est important de notifier que les candidates disposant au moins de diplômes d’Etat de niveau IV sont dispensées d’épreuves écrites.  Par ailleurs, les Aides Soignantes et Auxiliaires de Vie postulant dans le cadre des formations passerelles sont dispensées de concours d’entrée.

La formation en elle-même dure 41 semaines, découpées en 17 semaines de cours et 24 semaines de stages en situation professionnelle.  La formation porte principalement sur le développement de l’enfant, son accompagnement, le développement de son éveil, la relation et la communication entre l’enfant et le milieu familial, et certaines notions médico-sociales.

Optique professionnelle de l’auxiliaire puéricultrice en crèche

A l’issue de la formation, les options sont légions : l’auxiliaire puéricultrice fraîchement diplômée peut facilement trouver un emploi en maternité, en pédiatrie, en pouponnière (pour ce qui est du secteur hospitalier), ou au sein d’une PMI, d’un centre maternel ou d’une crèche (ou halte garderie).

Les options offrent une faible variation des salaires, mais l’assurance d’un emploi pérenne.  Le salaire d’une puéricultrice en crèche, en début de carrière, s’élève généralement à environ 1450€.  Les horaires de travail sont souvent décalés, s’échelonnant de 7h à 19h, selon les besoins et le taux d’occupation de la crèche.

Cette rémunération est bien sûr sujette à une augmentation annuelle, mais suit également une grille d’ancienneté et d’expérience qu’il est possible de consulter dans la convention collective de la profession.  Par ailleurs, plus l’auxiliaire puéricultrice a de responsabilités, plus son salaire est négociable à la hausse.

L’emploi de puéricultrice en creche regroupe, entres autres, les tâches suivantes :

  • La responsabilité d’un groupe de 5 à 8  enfants, de 3 mois à 3 ans.
  • L’attention particulière à l’hygiène, au sommeil, à l’alimentation des enfants en bas âge.
  • Les activités d’éveil pour tous les âges, et la sensibilisation à l’autonomie pour les plus grands.

Puéricultrice en crèche, ou l’assurance d’un métier de contact

Que ce soit avec l’enfant ou avec ses parents, la puéricultrice sera en contact permanent avec le milieu familial.  Elle jour un rôle clé dans l’évolution de l’enfant, dans la pérennité du plan éducatif parental, et dans l’éveil des premières années… Bien plus de responsabilité qu’il n’y paraît : auxiliaire puéricultrice, un métier à haute valorisation personnelle.

Infirmière puéricultrice en PMI – ou la suite logique d’une carrière en marche

Infirmière puéricultrice : une réelle vocation.  En effet, celles (des femmes dans 99% des cas) qui occupent un emploi de puéricultrices l’ont souvent choisi par passion de l’enfant, et par volonté de faire preuve d’abnégation de guide et d’accompagner le nouveau né ou l’enfant en bas âge dans ses premiers rapport à la vie…

Après avoir suivi un cursus scolaire complet, l’infirmière en puériculture officie dans une maternité, une clinique, un hôpital, ou une halte garderie.  Cette spécialiste de la petite enfance aborde les problèmes liés au bébé et au jeune enfant sous un angle médical, mais également en embrassant les milieux sociaux culturels et familiaux sous un regard critique.  Quelles sont les possibilités d’évolution de l’infirmière puéricultrice ?  Quelles options peut-elle choisir pour grandir dans sa carrière professionnelle ?  Voici quelques pistes de réflexion.

Infirmière puéricultrice : définition et bases du métier

Avant de plonger plus en détails dans la carrière de l’infirmière puéricultrice, définissons son rôle et le cursus de connaissances dont elle dispose.

L’infirmière en puériculture est une infirmière ou une sage femme spécialisée dans les soins aux nouveaux-nés, aux bébés et aux enfants âgés de moins de 15 ans et 3 mois.  Elle a suivi un cursus d’études articulé en deux volets :

  • Une formation en école d’infirmière, sur une durée de 3 ans (ou plus rarement une formation de sage-femme, qui dure elle 5 ans)
  • Une spécialisation en école d’infirmière puéricultrice d’une durée de 1 an, divisée en cours théoriques et stages tout au long de l’année d’étude.

Le métier d’infirmière puéricultrice est donc bien orienté sur l’approche médicale de l’enfant en bas âge.  A l’issue de la formation, l’emploi est quasiment assuré pour la puéricultrice, la demande étant toujours très élevée.  Que ce soit en hôpital, en clinique ou en garderie, les jeunes diplômées peuvent souvent dégoter un emploi suite aux stages qu’elles ont effectué durant l’année d’étude.  Bien souvent cependant, la jeune diplômé débute sa carrière en tant que puéricultrice en maternité.

Son rôle, au sein de l’équipe médicale, est de

  • Veiller aux soins et à la surveillance médicale des jeunes enfants, et de leur dispenser les médicaments prescrits.
  • Prêter main forte au pédiatre lors de consultation, voire d’opérations chirurgicales.
  • Créer le lien entre le médecin, l’enfant et la famille, afin de donner une dimension plus sociale à l’équipe médicale.

Les activités de l’infirmière puéricultrice ne s’arrête pourtant pas là…

Hors du cadre hospitalier : emploi puéricultrice en PMI

De par son approche sociale de la santé de l’enfant, l’infirmière puéricultrice peut également très souvent opter, après quelques années d’expérience en hôpital, pour une réorientation au sein de l’équipe d’une PMI.  La PMI est l’instance départementale de Protection Maternelle et Infantile, et a pour but la prévention de tout problème familial ou sanitaire au sien de la famille.

L’infirmière puéricultrice en PMI joue plusieurs rôles :

  • Elle intervient fondamentalement dans la protection de l’enfant en danger.
  • Elle prend en charge l’éducation d’un enfant vis-à-vis de la médication ou du suivi d’un traitement, et lui apprend à savoir gérer un traitement ou d’une maladie.
  • Elle est à la tête d’une équipe d’auxiliaires puéricultrices ou d’aides soignants, et est responsable de la structure d’accueil des enfants en bas âges.
  • Elle est également très souvent en déplacement et en visite, se penchant parfois sur des cas plus particuliers.

Après avoir donc fait partie d’une équipe médicale en hôpital ou en maternité, l’infirmière puéricultrice peut donc opter pour l’encadrement d’une équipe, et une approche plus sociale du métier (toujours basée sur un savoir faire médical, bien sûr).  Le salaire en est alors amélioré, de par la prise de responsabilité et l’expérience acquise au cours des années d’exercice.

Infirmière puéricultrice en PMI, l’optique d’une évolution professionnelle

Même si l’expérience vient avec les années d’exercices, il est bon d’avoir un plan de carrière, ou des possibilités d’évolution.  C’est valable pour tout corps de métier : et particulièrement pour le métier d’infirmière en puériculture : car si l’on imagine parfois que l’entrée dans cette spécialisation offre des débouchés limités, c’est faussement interpréter les options offertes à long terme par la profession !

Entre les premières années ou l’expérience se forge doucement, et l’encadrement de plusieurs personnes au sein de la PMI, l’infirmière puéricultrice a le choix des armes, pour réussir une carrière très valorisante !

Auxiliaire puéricultrice : Formation et débouchés

Ne pas confondre : infirmière puéricultrice et auxiliaire puéricultrice…  Deux métiers complémentaires, mais différents dans leurs implications médicales.  L’auxiliaire puéricultrice est une professionnelle des soins paramédicaux apportés à l’enfant, de la naissance jusqu’à l’âge de 17 ans.

Elle exerce sous la houlette d’un infirmier, d’une infirmière puéricultrice, ou dans le cadre d’une crèche ou d’une PMI. Son rôle principal est de prêter main forte au pédiatre ou à l’infirmier, de développer l’éveil de l’enfant, de lui octroyer les soins de bien-être et d’hygiène, et de veiller à l’apprentissage de son autonomie.

Quelle formation la future auxiliaire puéricultrice doit-elle suivre pour pouvoir officier ?  Retour sur le parcours d’une professionnelle de l’enfant en bas âge…

Formation puéricultrice : description et spécificités

L’entrée en école d’auxiliaire puéricultrice se fait après sélection, sur concours. La candidate doit avoir 17 ans révolus à la date d’entrée en formation, et il n’y a aucune limite d’âge supérieur.  Le concours s’articule en deux parties (une écrite et une orale) et porte sur des thèmes attrayant à la biologie, à l’alimentation et à la nutrition. Il est à noter que les candidates disposant déjà d’un diplôme national du secteur sanitaire et social ou d’une expérience professionnelle suffisante sont dispensées d’épreuve écrite.

Après la réussite du concours, la candidate est donc admise à suivre la formation.  Cette formation pour devenir puéricultrice comporte environ 1400 heures étalées sur 41 semaines de cours et de stages.  Les cours classiques, dispensés sur une période totale de 17 semaines s’organisent sous forme de modules :

  • Accompagnement de l’enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne
  • Etat clinique d’une personne à tout âge de la vie
  • Soins à l’enfant
  • Ergonomie
  • Relation et communication
  • Hygiène des locaux
  • Transmission de l’information
  • Organisation du travail

Les stages pratiques représentent la majeure partie de la formation, et d’étalent donc sur plus de 24 semaines dans divers établissements :

  • Stage obligatoire en maternité
  • Stage en établissement de surveillance d’enfants malades
  • Stage en structure d’accueil pour enfants de moins de 6 mois
  • Stage au sein d’une structure d’accueil pour enfants en situation de handicap, ou dans un service de pédopsychiatrie

Ces stages, faisant partie intégrante de la formation aide puéricultrice, représentent le lien parfait entre l’approche très théorique des cours en école et la mise en application du savoir faire directement en situation professionnelle.  Cependant, certaines écoles proposent une formation puéricultrice en alternance, offrant souvent un débouché professionnel assuré au sein de l’organisme accueillant la stagiaire.

Auxiliaire puéricultrice : débouchés assurés…

Le secteur professionnel de la petite enfance subit un essor ininterrompu depuis plusieurs années.  En effet, l’augmentation du taux de natalité en France offre des opportunités certaines dans nombres de régions où le nombre de naissance progresse chaque année.

Dans ce contexte, suivre la formation d’auxiliaire puéricultrice revient à manœuvrer stratégiquement pour s’ouvrir des possibilités de carrières multiples ! Que ce soit en milieu hospitalier, en crèche, en PMI ou dans n’importe quelle structure d’accueil spécialisée, la demande est au plus haut.

Par ailleurs, les possibilités d’évolution sont multiples : spécialisation médicale, secteur privé ou publique, réorientation vers les soins infirmiers après 3 ans d’expérience, autant de chemins qui peuvent créer des nuances parmi les activités de l’auxiliaire en puériculture !

Infirmière puéricultrice : Informations pratiques

Chez de nombreuses jeunes filles, la passion pour la petite enfance s’installe très tôt.  Est-ce une prédisposition naturelle que de vouloir s’occuper des nouveaux nés, de leur apporter le soin et le confort dont ils ont besoin ? Dans une société ou même les mamans courent entre les heures de bureau, l’infirmière puéricultrice jour un rôle clé dans les premières semaines de la vie de bébé, mais apporté également soutien et réconfort auprès de la jeune maman.

Si le terme de « puéricultrice » est souvent associé à la nounou en général, il faut savoir qu’il désigne en fait une infirmière spécialiste de la petite enfance, possédant des connaissances médicales spécifiques à l’enfant en bas âge. Qu’elle officie en milieu médical (hôpital), en crèche ou en PMI, l’infirmière puéricultrice crée le lien entre le pédiatre et les parents, et possède les connaissances nécessaires pour encadrer une équipe d’auxiliaires puéricultrices ou d’assistantes maternelles.

Comment devenir infirmière puéricultrice ?

L’infirmière puéricultrice officie principalement en milieu médical, ou au sein de l’équipe d’encadrement d’une crèche ou d’une PMI.  La formation infirmière puéricultrice est accessible sur concours, mais uniquement pour des candidates possédant déjà un diplôme d’Etat d’infirmière généraliste (soit BAC+3) ou de sage-femme (équivalant à BAC+5). La plupart des candidates passant le concours infirmière puéricultrice sont issues d’une formation d’infirmière (seules 5% viennent d’une école de sage-femme).

Au sein d’une des 30 écoles agréées pas le Ministère de la Santé, la future infirmière puéricultrice suivre une formation spécialisée de 12 mois, centrée sur des considération médicales de la vie de l’enfant de 0 à 15 ans, sur les maladie infantiles et la prévention médicale, sur l’environnement social et familial, et sur l’exercice de la profession elle-même. Sur toute l’année de formation, les candidates suivront environ 650 heures de cours théoriques et pratiques, et plus de 710 heures de stages et travaux dirigés.

Infirmière puéricultrice : salaire et carrière…

A l’issue de la formation, le travail est assuré !  En effet, dans les hôpitaux, les cliniques et les crèches françaises, l’emploi d’infirmière puéricultrice est en plein essor.  Le taux de natalité en France est en légère hausse, et le nombre de professionnelles de la petite enfance ne parvient pas toujours à faire face à la demande…

Avec des débouchés très intéressants dans certaines régions (notamment l’Ile de France ou la région Rhône-Alpes), les infirmières puéricultrices en début de carrière peuvent espérer toucher environ 1600 euros bruts par mois (probablement plus selon les heures d’astreintes et les gardes). Ce salaire peut évoluer rapidement selon la tournure que prend la carrière de la jeune professionnelle, et peut augmenter de manière substantielle en quelques années seulement.

Après avoir officié plus de 5 ans en hôpital ou en clinique, l’infirmière puéricultrice peut se délocaliser dans une crèche ou un centre PMI (Protection Maternelle et Infantile), pour prendre la tête d’une équipe d’auxiliaires puéricultrices. Faisant toujours appel à ses connaissances médicales, elle pourra cependant réorienter ses activités vers une approche plus préventive et sociale, en contact plus étroit avec le milieu familial.

Le métier d’infirmière puéricultrice : une passion et une carrière assurée !

Si le chemin pour devenir infirmière puéricultrice peut paraître quelque peu long (BAC+4), il faut noter que c’est un choix de carrière particulièrement intelligent. En effet, la demande est en constant essor, et les possibilités d’évolution professionnelle sont certaines.

Si devenir infirmière puéricultrice représente pour certaines la simple concrétisation d’une passion pour la petite enfance, c’est aussi la manière d’accéder à une profession à la rémunération attractive, touchant souvent à des milieux sociaux intéressants et possédant de multiples facettes…

Puéricultrice, auxiliaire puéricultrice, assistante maternelle, nounou : Qui fait quoi ?

2 novembre 1945 en France ; le Ministère de la Santé fonde les services de Protection Maternelle & Infantile. Sur base des travaux du pédiatre Paul Rohmer, créateur de l’Association Alsacienne et Lorraine de Puériculture en 1920, le ministre de l’époque François Billoux décide en effet la mise en place d’une collectivité d’aide et d’entraide départementale aux mère et aux enfants qui le nécessitent ou le désirent.

Depuis lors, les lois se sont multipliées, encadrant et régissant de plus en plus sérieusement le secteur de la petite enfance et des relations avec ses parents.  Ainsi, aujourd’hui, les lois de protections maternelle et infantiles sont légions, et les services disponibles sont également très nombreux.  Les professionnels travaillant dans le secteur disposent de nombre d’appellations, et il est parfois difficile de comprendre à qui l’on a affaire…

Pour lever le voile sur le flou qui peut planer autour des professions de puéricultrice, auxiliaire puéricultrice, assistante maternelle, auxiliaire parentale et nounou, il faut disséquer les spécialités de chacune.

Auxiliaire parentale et assistante maternelle : accompagnement et éveil de l’enfant

Les deux professions d’auxiliaire parentale et d’assistante maternelle pourraient presque se regrouper sous le terme de nounou ; en effet, toutes deux ont pour rôle de s’occuper de la garde de l’enfant en bas âge. Elles accompagnent l’enfant dans son éveil et son éducation, prennent en charge son alimentation, veillent à son bien-être et à son hygiène, et interviennent dans la cadre du projet éducatif élaboré par les parents eux-mêmes. Cependant, certaines différences fondamentales divisent auxiliaire parentale et assistante maternelle en deux spécialités distinctes.

Les spécificités de l’auxiliaire parentale sont assez réduites, et la législation autour de la profession est assez libre. En détails :

  • L’auxiliaire parentale officie uniquement au domicile des parents, et est employée par eux directement.  Elle peut également faire partie d’une entreprise ou d’une association agréée par l’état, et dont les parents sont clients.
  • Si l’auxiliaire parentale travaille en tant qu’indépendante, aucun diplôme n’est réclamé ou obligatoire, et aucune certification nationale ou départementale n’est nécessaire pour exercer.
  • Aucun audit n’est effectué par un service dépendant de l’état.

Du coté de l’assistante maternelle, il existe bien plus de règles :

  • L’assistante maternelle officie à son propre domicile, dans le cadre d’une crèche ou halte garderie, ou au sein d’une PMI ou Relais Assistante Maternelle.
  • Pour accéder à la profession, la future assistante maternelle nécessite l’obtention d’un agrément départemental, et le suivi d’une formation de 120 heures lui octroyant des connaissances pédagogiques, éducatives et administratives.
  • L’assistante maternelle fait l’objet de contrôles réguliers des services sanitaires et sociaux, et son agrément peut lui être retiré en cas de non respect  de certains critères nationaux.
  • Une convention collective encadre la profession, et l’assistante maternelle dispose d’un vrai statut professionnel au regard de l’état.

Puéricultrice et auxiliaire puéricultrice : une approche plus médicale de l’enfant

Les deux professions de puéricultrice et d’auxiliaire puéricultrices traite de professionnelles officiant généralement dans le milieu hospitalier, ou ayant tout du moins des connaissances médicales ou paramédicales liées à la petite enfance. Chacune d’entre elle possède un savoir spécifique, qui vient en complément à celui d’un pédiatre ou d’un chirurgien, mais on les retrouve également très souvent au sein de l’équipe d’une crèche ou une halte garderie.

La puéricultrice nécessite l’obtention d’un diplôme d’état pour pouvoir exercer.  Après sélection sur concours, elle suit une année de formation au sein d’une école spécialisée.  Cette année de formation comprend 17 semaines de cours théoriques et 24 semaines de stages.

L’auxiliaire puéricultrice a plusieurs rôles :

  • En maternité, elle prête main forte aux sages-femmes lors de l’accompagnement de la maman dans le processus d’accouchement.  Elle prend également en charge les premiers soins d’hygiène aux nouveaux nés et leur alimentation.
  • En service de pédiatrie, elle veille à l’hygiène du jeune enfant, à son confort et à son bien-être.  Elle travaille toujours sous la houlette de l’infirmière.
  • En halte garderie ou en crèche, elle prend part à l’éveil de l’enfant âgé de 3 mois à 3 ans, et  est chargée de son alimentation et de diverses activités d’accompagnement et de socialisation.
  • Si l’auxiliaire puéricultrice travaille en PMI, elle a souvent pour fonction d’aider le pédiatre lors des consultations.

La profession de puéricultrice, elle, nécessite une formation plus longue.  Les candidates à l’école de puériculture doivent avant tout suivre la formation d’infirmière (BAC+3) ou de sage-femme (BAC+5), avant de pouvoir postuler à cette spécialisation d’un an, débouchant sur le diplôme national de puéricultrice.

La puéricultrice (ou infirmière puéricultrice) intervient notamment dans :

  • Les soins médicaux et chirurgicaux liés aux enfants en bas âge, dans le milieu hospitalier.  Elles posent des pansements ou des perfusions, veillent à la prise de médicaments et au suivi d’un traitement, et éduquent les parents ou l’enfant lui-même sur la gestion d’une maladie.  Elle prend également en charge tout type de suivi médical et crée un lien permanent entre l’équipe de pédiatres et les parents.
  • Les activités d’éveil (psychomotricité, développement social et affectif), le conseil et la surveillance auprès des enfants « en danger », et le soutien parental ou infantile.  Ces activités peuvent intervenir aussi bien en milieu hospitalier qu’en crèche.
  • L’encadrement d’une équipe de crèche ou de garderie, ou du personnel de tout établissement d’accueil des enfants en bas âge.

Quatre professions complémentaires, pour accompagner l’enfant à différents niveaux…

Ces quatre professions, parfois amalgamées, font partie des spécialistes que votre enfant rencontrera à coup sûr au cours de sa croissance.  Chacune d’entre elle qu’elle soit auxiliaire puéricultrice, assistante maternelle ou autre, joue un rôle important dans toutes les étapes de la croissance et est animée par une vraie passion pour l’enfant… alors reposez-vous sur vos deux oreilles, vos enfants sont entre de bonnes mains !

Choisir une assistante maternelle en toute tranquillité : Mode d’emploi

choisir une nourrice

Les quelques semaines qui suivent l’accouchement sont parfois épiques…  Bien sûr, la famille et les proches sont présents pour épauler le jeune couple, mais les nuits sont courtes malgré tout, et les journées souvent pleines d’aventures ! Même si l’entourage peut faire preuve volonté, il n’est pas toujours disponible non plus… et par ailleurs, « bonne volonté pour aider avec le nouvel arrivant » n’est pas synonyme de « professionnel de la garde d’enfant en bas âge ».

Lorsque l’on aborde justement le sujet de la garde de l’enfant, alors que la fin des congés de maternité approche, c’est souvent avec quelques soucis en tête.

  • A qui faire appel ?
  • Quelle personne est digne de confiance ?
  • A qui s’adresser pour trouver la perle rare ?

Afin de trouver des éléments de réponse à toutes ces questions, il existe quelques petits trucs à connaître.  Alors comment choisir une assistante maternelle, ou « nounou » à la hauteur ?

Avant tout, petit retour sur le métier d’assistante maternelle

L’assistante maternelle (on utilise le genre féminin car 99% des personnes exerçant la profession sont des femmes) et une professionnelle qui prend en charge la garde des enfants en bas âge, soit à son domicile, soit dans le cadre d’une structure d’accueil telle qu’une crèche ou une halte garderie. L’assistante maternelle doit bénéficier d’un agrément départemental et d’une formation obligatoire niveau CAP Petite Enfance pour officier, et n’effectue jamais de garde au domicile des parents.

A ne pas confondre : assistante maternelle et auxiliaire parentale !  L’auxiliaire parentale officie, elle, au domicile des parents !

Depuis plusieurs années maintenant, une convention collective et plusieurs textes de loi régissent le statut d’assistante maternelle.  En effet, la nounou est aujourd’hui officiellement une travailleuse indépendante, qui traite directement avec ses clients (les parents) et qui est employée par ceux-ci.

Options et astuces pour savoir comment choisir une nounou

Il existe tant de familles, de configurations, de croyances, de besoin et de convictions différentes aujourd’hui…  On peut pourtant trouver un dénominateur commun à tous les parents : ils souhaitent que leur enfant évoluent dans les meilleures conditions, et bénéficient de l’amour, de la sécurité, et de l’attention maximum, lors de la garde.

Même si l’assistante maternelle n’est pas là pour se substituer à la maman, elle doit avant tout répondre à des exigences tant infantiles et parentales, et parvenir à répondre parfaitement à chacune d’entre elles.  Alors pour choisir une nounou qui offrira les meilleures conditions de garde à votre enfant, optez d’office par exemple pour :

  • Une assistante maternelle agréée par la PMI (service départemental de Protection Maternelle et Infantile) et ayant suivi la formation obligatoire pour exercer légalement la profession.  C’est une condition de base, qui devrait être par ailleurs une condition sine qua non à l’embauche de toute nounou !
  • Une assistante maternelle qui répond favorablement à de nombreux critères pratiques (proximité du domicile ou du lieu de travail par exemple).
  • Une nourrice qui vous met en confiance, et qui prouve dès les premières minutes d’entretien qu’elle connaît son métier.  N’oubliez pas que vous allez employer cette personne, et que l’entretien préalable doit également s’apparenter à un entretien d’embauche !
  • Une nounou qui dispose d’excellentes conditions matérielles pour la garde de l’enfant.  Notez par exemple la présence d’un jardin, jetez un coup d’œil aux mesures de sécurités prises dans des pièces telles que la cuisine, vérifiez l’état de propreté du domicile de celle-ci, etc.
  • Une nourrice qui vous explique clairement de quelle manière elle officie, et qui s’intéresse particulièrement à votre projet éducatif (ou plus généralement à la manière dont vous vous occupez de l’enfant vous-même).  Une assistante maternelle doit respecter votre « style éducatif », et l’appliquer avec l’enfant pour créer la cohésion éducative).
  • Une professionnelle qui vous guide dans le processus d’embauche, en vous aidant à vous familiariser avec la convention collective des assistantes maternelles.

Choisir une assistante maternelle n’est pas pour autant pas un calvaire…

Il faut bien garder à l’esprit que vous allez confier votre enfant à une personne que vous ne connaissez pas depuis longtemps…  Les facteurs confiance et sympathie représenteront probablement les bases de votre choix, mais pensez également à l’approche légale et pratique. Quelques conseils pour choisir une assistante maternelle qui pourraient bien vous éviter des surprises !

Se séparer d’une nounou : Licenciement d’une assistante maternelle dans la pratique

Les premières années de la vie d’un enfant représentent très souvent une période cruciale dans son évolution physique et psychologique.  Bien des parents tiennent à accompagner l’enfant dans toutes les étapes de découverte qui se succèdent, parfois très rapidement ; premiers sourires, premiers pas, premier « maman » et premières interactions de vie sociale avec d’autres enfants.

Pour d’autres parents, les obligations professionnelles ne permettent pas de prendre le temps de suivre d’aussi près l’évolution de l’enfant… ceux-ci font alors appel aux service de l’assistante maternelle, qui prendra en charge la garde de l’enfant, ne se substituant bien évidemment pas à la mère pour autant !

Mais faire confiance à une nounou, et trouver chaussure à son pied en terme d’assistante maternelle parfaite n’est pas toujours chose aisée.  Si certains parents ont un entourage pouvant leur recommander telles ou telle nourrice, ce n’est pas le cas de tous. Bien sûr, la plupart du temps tout se passe bien, et les parents récupèrent des chérubins tout sourire à la fin de la journée.

Il peut cependant arriver que l’assistante maternelle ne convienne plus, ou aie une façon de pratiquer qui diverge avec les principes des parents, ou encore plus simplement que les parents n’aient plus besoin des services de la nourrice.  Il faut, dans ce cas, se séparer de celle-ci.

Pour en savoir plus sur le licenciement d une assistante maternelle, plongez-vous dans les lignes qui suivent.

Les parents ; employeurs directs de l’assistante maternelle !

Selon la loi et les aménagements prévus dans une convention collective signée en juillet 2004, les parents qui décident d’embaucher une nourrice à plein temps ou à temps partiel prennent la place de l’employeur (et ont une certain nombre de droits et de devoirs au regard de cette position), et l’assistante maternelle prend elle le statut de salarié (avec les droits et les devoirs qui lui incombent également).

Les deux parties doivent entre autre :

  • Signer un contrat de travail, stipulant le nombre d’heures travaillées et le tarif horaire de la nourrice, en appliquant des règles définies dans la « Convention Collective Nationale des Assistants Maternels du Particulier Employeur ».
  • L’assistante maternelle agréée bénéficie des avantages de tout salarié (Assurance maladie, vieillesse et maternité, congés payés, Sécurité Sociale, droit au chômage et à la retraite), mais également des devoirs que lui impose le statut vis-à-vis de l’employeur.
  • Les parents doivent effectuer le paiement d’un salaire mensuel (ou annuel selon accord), et remettre une fiche de paye mensuelle à la nourrice embauchée.  Ils bénéficient entre autres d’une aide fiscale sous forme de crédit d’impôt assistante maternelle.

Contrat de travail : les règles du « licenciement assistante maternelle »

Ainsi, la relation parent / nourrice est entièrement régie par un vrai contrat de travail employeur / salarié.  Les parents (ou employeurs) qui voudraient se séparer de travail de la nourrice (l’employée) pour quelque raison que ce soit, après la période d’essai, doivent donc le faire en suivant les conditions prévues dans le contrat de travail.  Le licenciement de la nounou s’effectue par l’exercice du droit de retrait de l’enfant.  En voici les conditions :

  • Les parents se doivent de fournir une lettre de licenciement de l’assistante maternelle, notifiant de la décision de retirer l’enfant de la garde.  La lettre doit être envoyée par recommandée avec accusé de réception, et c’est la date de la première présentation de la lettre de licenciement de la nounou qui marque le premier jour du préavis.
  • Ledit préavis doit représenter une période de 15 jours calendaires, si l’assistante maternelle travaille depuis moins d’un an avec les parents (employeurs), ou de 1 mois calendaire si celle-ci est employée depuis plus d’un an.  Si cette période de préavis n’est pas respectée (retrait immédiat de l’enfant), les parents doivent verser une rémunération forfaitaire couvrant une période équivalente au préavis.
  • Les parents doivent éventuellement procéder à la régularisation des sommes dues (salaires restants à payer, par exemple), et à verser une indemnité compensatrice de congés payés.  Cette indemnité correspond à une compensation des congés dus, sous forme pécuniaire.  Cette indemnité n’est pas versée s’il s’agit du licenciement d une nounou pour faute grave.
  • Les parents doivent également verser à la nourrice une indemnité de rupture.  Cette indemnité intervient uniquement si la nourrice a plus d’un an d’ancienneté avec les parents, et est calculée sur base de 1/120ème des salaires nets perçus sur la durée du contrat.

Opérer au licenciement d’une assistante maternelle dans les règles

Les parents employant une nourrice agréée indépendante doivent bien se rendre compte qu’ils sont légalement en position de patron vis-à-vis de leur salarié !  Pour cette raison, toute démarche visant à l’embauche, la signature d’un contrat, ou le licenciement de la nounou doit être effectué avec la plus grande attention.

Il en va de la sécurité de l’enfant et de la sérénité dans les rapports parents / nounou. Bien souvent, mettre les choses noir sur blanc, dès le départ, permet d’éviter quelques petits désagréments… A bon entendeur…

Une aide parentale à la garde d’enfant ? Le crédit impôt assistante maternelle

Pour les jeunes parents, faire garder les enfants en bas âge pendant les journées de travail, c’est un peu la croix et la bannière… Réveil en fanfare au petit jour, course contre la montre pour ne pas être en retard au bureau, soucis après un coup de fil inopiné signalant que le chérubin toussote un peu, rallye pour récupérer la progéniture chérie chez la nourrice après le boulot… et finalement soirée pendant laquelle on tente seulement de se relaxer un moment…

Cela vous fait sourire : vous connaissez bien ce petit manège ?  Cela vous fait transpirer : le petit nouveau est prévu pour dans quelques semaines ?  Dans un cas comme dans l’autre, pas de panique !  L’état français aide aujourd’hui les jeunes parents face à cette course quotidienne, en offrant une compensation sous forme de « credit impot assistante maternelle ».

Employer une assistante maternelle ; comment ça marche ?

Les jeunes parents qui emploient une assistante maternelle sont considérés comme les clients, ou employeurs de celle-ci.  Ils doivent signer un contrat de travail, qui stipule des heures hebdomadaires travaillées, le montant du salaire horaire, les divers frais ou majorations intervenant dans le cadre du travail, mais également prévoir les congés payés et autres détails liés au droit du travail.

Les parents employeurs doivent ainsi verse un salaire lissé sur l’année, mensuellement, à l’assistante maternelle qui garde leur enfant, et lui remettre une fiche de salaire tous les mois. Si cela peut sembler compliqué, il faut savoir que l’assistante maternelle est formée à accompagner les parents dans toutes ces démarches et paperasseries, et que la convention collective prévoit divers exemples de contrats ou fiches de salaires qui sont à l’entière disposition des deux parties pour leur faciliter la tâche !

Embaucher une assistante maternelle agréée et bénéficier du credit d’impot garde d’enfant

Si embaucher une assistante maternelle revient à faire appel aux services d’une vraie professionnelle de l’enfant en bas âge, c’est aussi s’ouvrir le droit à des avantages fiscaux. En effet, les parents qui engagent des dépenses régulières pour la garde de leur(s) enfant(s) bénéficient en fin d’année fiscale d’une reduction d’impot garde d’enfant, calculée sur base du montant de ces dépenses.

Afin de prétendre à la déduction impot garde d’enfant, deux conditions sont à remplir :

  • Etre parent actif, ou non, et faire garder son ou ses enfant(s). Le ou les enfant(s) doivent être âgés de moins de 6 ans le 1er janvier de l’année d’imposition concernée.
  • Faire garder son ou ses enfant(s) hors du domicile, par une assistante maternelle agréée, ou dans une crèche ou halte garderie.

Les dépenses prises en compte pour le credit impot assistante maternelle sont uniquement les dépenses liées à la simple garde.  Les aides perçues, frais de nourriture, d’entretien ou autres frais exceptionnels n’interviennent pas dans la calcul de l’abattement.

Le calcule du crédit d’impôt s’effectue selon les règles suivantes :

  • Le crédit d’impôt assistante maternelle s’élève à 50% du montant des frais de garde.
  • Une limite annuelle de 2300€ est fixée par an et par enfant.
  • Dans le cadre d’une garde est alternée, les parents bénéficient chacun de la moitié du crédit d’impôt.
  • Le montant maximum pouvant être déduit des impôt est donc de 1150€ par enfant et par an, ou 575€ pour chaque parent dans le cadre d’une garde alternée.
  • Puisque la mesure intervient sous forme de crédit d’impôt, elle est également applicable aux personnes non imposables.  Si le montant de leur impôt est inférieur au montant du crédit d’impôt, ils reçoivent alors un chèque du service des impôts.
  • Les parents doivent bien évidemment fournir un justificatif sous forme d’attestation établie par la CAF ou par la structure d’accueil elle-même (s’il s’agit d’une crèche), attestant des dépenses de garde.

Crédit impôt assistante maternelle : une aide plus que bienvenue !

Ne passez pas à coté du crédit d’impot grade d’enfant ! C’est une aide à laquelle vous avez droit, et qui sert à couvrir non seulement les dépenses engendrées par la garde des enfants, mais aussi les frais de déplacement pour accompagner et aller chercher les enfants, et autres frais connexes que l’on oubli parfois !

Par ailleurs, pourquoi se refuser ce petit avantage, qui pourrait bien aider un peu à relâcher la pression qui pèse parfois sur les ménages dans les premières années suivant la naissance de l’enfant…

Prime d’installation assistante maternelle : le petit coup de pouce pour démarrer !

Débuter une carrière en tant qu’indépendant relève parfois du casse-tête organisationnel et financier.  Dans une conjoncture où les banques ne font plus confiance aussi aisément qu’il y a quelques années, l’installation d’un professionnel à son compte se révèle être un vrai parcours du combattant.

Cependant, c’est souvent la motivation et la passion qui animent celles et ceux qui désirent réellement travailler en étant leur propre patron, directement au contact de leurs clients et du public qu’ils ciblent… et dans le cas des assistantes maternelles, on dira d’ailleurs 99 fois sur 100 « CELLES qui souhaitent s’installer à leur propre compte » !

Alors que dans le secteur de la petite enfance, la demande excède constamment l’offre, le métier d’assistante maternelle a le vent en poupe.  Même si la législation a été consolidée et que la formation a été quelque peu revalorisée au cours des dernières années (dans le but unique de garantir la meilleure qualité d’accueil aux enfants, et le meilleur cadre légal de travail aux nourrices elles-mêmes), celles qui souhaitent devenir assistante maternelle auront un emploi assuré, presque partout en France !

Retour sur un métier de passion, et notamment sur ses petits avantages tels que la prime d’installation assistante maternelle…

L’assistante maternelle, ou la femme au service de l’enfant…

Le métier de nourrice (légalement dénommée « assistante maternelle » aujourd’hui) est un métier exercé à 99% par des femmes, selon les chiffres du Ministère de la Santé.  Il n’est pas nécessaire de suivre des études pour devenir assistante maternelle, mais la législation et les prés requis pour accéder à la profession ont malgré tout été renforcés depuis quelques années.  Aujourd’hui, pour devenir nourrice, sont nécessaires :

  • L’obtention d’un agrément départemental, suite au dépôt d’un dossier auprès de la PMI (ou service départemental de Protection Maternelle et Infantile).  L’octroie de l’agrément est décidé par le Président du Conseil Général, selon des critères bien définis.
  • Le suivi d’une formation de 120 heures, sur des thèmes bien précis ayant attrait à la petite enfance.  Les rythmes de l’enfant, son développement, son éveil, la pédagogie infantile, les relations parent / enfant et les institutions sociales font partie intégrante de cette formation.

Obtenir l’agrément et suivre la formation sont des conditions absolues pour avoir le droit d’exercer légalement la profession d’assistante maternelle, mais également de bénéficier de nombreux avantages sociaux et financiers.

Avantages de la nourrices : la prime assistante maternelle…

En effet, obtenir le droit d’exercer le métier d’assistante maternelle, c’est obtenir un vrai statut professionnel, ouvrant les droits à la Sécurité Sociale, à l’assurance maladie, maternité et vieillesse, ainsi qu’au chômage et à la retraite.  Par ailleurs, si les clients de l’assistante maternelle (les parents) bénéficient d’une remise d’impôt liée à l’embauche d’une nourrice, la nourrice elle-même peut recevoir, sous certaines conditions, une « prime installation assistant maternel », délivrée par la CAF.

Les conditions pour obtenir la prime assistante maternelle sont :

  • Etre agréée pour la première fois par la PMI, et avoir suivi l’intégralité de la formation initiale obligatoire.
  • Avoir exercé déjà 2 mois minimum, et s’engager à pratiquer pendant un minimum de 3 ans.
  • Signer une charte avec la CAF, stipulant un certain nombre d’engagement réciproques (qualité, service, etc.)
  • S’engager à respecter une tarification maximum de 5 SMIC horaire par jour de travail.
  • Accepter d’être référencée en tant qu’assistante maternelle sur le site de la CAF dédié à la petite enfance, www.mon-enfant.fr, et dans un Relais Assistante Maternelle (service départemental dépendant de la PMI)
  • Formuler la demande de prime assistante maternelle dans l’année qui suit l’obtention de l’agrément.

Si la demande de prime est acceptée, la nourrice recevra une prime de 300€, ou de 500€ si le taux de couverture en matière de garde d’enfant de la commune de résidence de l’assistante maternelle est inférieur à la moyenne départementale.  Cette prime est destinée à l’achat de matériel éducatif, de jeux, de jouet, et d’équipement spécifique à la pratique de la profession.

Prime installation assistante maternelle : pour démarrer doucement…

Le secteur de la petite enfance est réellement un créneau porteur : l’emploi est assuré, le milieu de travail attractif, et le cadre légal parfaitement défini.  Par ailleurs, les services départementaux de protection de l’enfance prennent conscience de l’importance de la profession, de par son caractère local et proche des familles. Ainsi, la CAF offre maintenant quelques avantages à l’exercice du métier d’assistante maternelle, dont la prime d’installation fait aujourd’hui partie.

Nourrice agréée : tarifs de référence, salaires et informations pratiques

La profession de nourrice, officiellement dénommée « assistante maternelle », est aujourd’hui parfaitement réglementée, encadrée par une convention collective dédiée, et octroie à celle qui la pratique un statut social à part entière.  Si la législation a mis du temps à offrir un statut officiel à nos nourrices, la demande est pourtant permanente (sachant que la profession existe depuis l’Antiquité…) et l’emploi dans le secteur de la petite enfance est assuré !

La profession est donc maintenant parfaitement régie par une loi (mise à jour au en juin 2005), et l’exercer nécessite une formation obligatoire, dont le niveau a été revalorisé en 2007 dans le but d’améliorer les conditions d’accueil de jeunes enfants, et d’augmenter le niveau de connaissances des nourrices et la qualité des services offerts aux parents. Ainsi, l’assistante maternelle officiant à son domicile est embauchée par les parents (qui deviennent ses employeurs), bénéficie du statut de salarié, et s’assure une rémunération minimale prévue par des tarifs assistante maternelle prévus dans la convention collective de la fonction.

Comprendre les tarifs des assistantes maternelles, ou tarifs baby sitter

Depuis juillet 2004 l’activité des assistantes maternelles directement employées par les parents est officiellement régie par une convention collective nationale.  Cette convention collective prévoie et régit tous les détails ayant attrait à la profession : heures de travail, tarifs assistance maternelle, jours de congés, vacances, congés payés, et autres détails.

Alors qu’auparavant on trouvait toute sorte d’arrangements, pour toujours avantageux soit pour l’enfant, soit pour les parents, soit pour la nourrice elle-même ; les relations parent / assistante maternelle sont aujourd’hui parfaitement définies, et doivent figurer dans un contrat de travail où la nourrice est employée par les parents.

D’un point de vue du tarif assistante maternelle, le salaire brut horaire (en d’autres termes ce que les parents doivent payer) augmente chaque année avec l’augmentation du SMIC.  Au 1er janvier 2011, le salaire horaire minimum brut d’une assistante maternelle était de 2,53€, ce qui donne après calcul un salaire horaire minimum net de 1,92€. Cette rémunération est obtenue sur base de 45 heures travaillées par semaine (soit 5 jour X 9 heures), et un taux de majoration décidé par les parties mutuelles doit être appliqué à partir de la 46ème heure.

Par ailleurs, une indemnité journalière d’entretien doit être versée à l’assistante maternelle qui officie à son domicile, afin de prendre en charge les dépenses relatives à l’achat de jeux, de matériel d’éveil, et de consommation d’eau et d’électricité.  Cette indemnité ne peut pas être inférieure à 2,86€ par jour et par enfant.

Le tarif assistante maternelle agréée ci-dessus peut bien entendu être revu à la hausse selon l’expérience, l’ancienneté, ou simplement selon l’accord conclu entre les deux parties.  Par ailleurs, si l’enfant nécessite des soins particuliers (dus à un handicap ou à une situation physique spéciale), une majoration horaire doit être appliquée au salaire de base.

En conclusion : les tarifs nourrice agréée, ou les petits plus liés au statut d’assistante maternelle

Dans le cadre de son travail, l’assistante maternelle bénéficie du statut social de « salarié », et relève donc du régime général de Sécurité Sociale (assurance maladie, maternité et vieillesse, couverture en cas d’accident de travail), cotise pour sa retraite et son chômage, et a droit à des congés payés annuels (cinq semaines par an).

Du coté des parents qui embauchent une assistante maternelle, une subvention nationale leur est spécialement octroyée et un abattement d’impôts est également mis en place. De plus, le fait d’employer une assistante maternelle agréée revient pour les parents à s’assurer les services d’une professionnelle ayant suivi une formation spécifique sur les besoins et les rythmes des jeunes enfants, et dont les services sont régulièrement audités par la PMI (ou service départemental de Protection Maternelle et Infantile).  Pour un tarif garde d’enfants extrêmement avantageux, une qualité agréée nationalement !