Auxiliaire puéricultrice : Formation et débouchés

Ne pas confondre : infirmière puéricultrice et auxiliaire puéricultrice…  Deux métiers complémentaires, mais différents dans leurs implications médicales.  L’auxiliaire puéricultrice est une professionnelle des soins paramédicaux apportés à l’enfant, de la naissance jusqu’à l’âge de 17 ans.

Elle exerce sous la houlette d’un infirmier, d’une infirmière puéricultrice, ou dans le cadre d’une crèche ou d’une PMI. Son rôle principal est de prêter main forte au pédiatre ou à l’infirmier, de développer l’éveil de l’enfant, de lui octroyer les soins de bien-être et d’hygiène, et de veiller à l’apprentissage de son autonomie.

Quelle formation la future auxiliaire puéricultrice doit-elle suivre pour pouvoir officier ?  Retour sur le parcours d’une professionnelle de l’enfant en bas âge…

Formation puéricultrice : description et spécificités

L’entrée en école d’auxiliaire puéricultrice se fait après sélection, sur concours. La candidate doit avoir 17 ans révolus à la date d’entrée en formation, et il n’y a aucune limite d’âge supérieur.  Le concours s’articule en deux parties (une écrite et une orale) et porte sur des thèmes attrayant à la biologie, à l’alimentation et à la nutrition. Il est à noter que les candidates disposant déjà d’un diplôme national du secteur sanitaire et social ou d’une expérience professionnelle suffisante sont dispensées d’épreuve écrite.

Après la réussite du concours, la candidate est donc admise à suivre la formation.  Cette formation pour devenir puéricultrice comporte environ 1400 heures étalées sur 41 semaines de cours et de stages.  Les cours classiques, dispensés sur une période totale de 17 semaines s’organisent sous forme de modules :

  • Accompagnement de l’enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne
  • Etat clinique d’une personne à tout âge de la vie
  • Soins à l’enfant
  • Ergonomie
  • Relation et communication
  • Hygiène des locaux
  • Transmission de l’information
  • Organisation du travail

Les stages pratiques représentent la majeure partie de la formation, et d’étalent donc sur plus de 24 semaines dans divers établissements :

  • Stage obligatoire en maternité
  • Stage en établissement de surveillance d’enfants malades
  • Stage en structure d’accueil pour enfants de moins de 6 mois
  • Stage au sein d’une structure d’accueil pour enfants en situation de handicap, ou dans un service de pédopsychiatrie

Ces stages, faisant partie intégrante de la formation aide puéricultrice, représentent le lien parfait entre l’approche très théorique des cours en école et la mise en application du savoir faire directement en situation professionnelle.  Cependant, certaines écoles proposent une formation puéricultrice en alternance, offrant souvent un débouché professionnel assuré au sein de l’organisme accueillant la stagiaire.

Auxiliaire puéricultrice : débouchés assurés…

Le secteur professionnel de la petite enfance subit un essor ininterrompu depuis plusieurs années.  En effet, l’augmentation du taux de natalité en France offre des opportunités certaines dans nombres de régions où le nombre de naissance progresse chaque année.

Dans ce contexte, suivre la formation d’auxiliaire puéricultrice revient à manœuvrer stratégiquement pour s’ouvrir des possibilités de carrières multiples ! Que ce soit en milieu hospitalier, en crèche, en PMI ou dans n’importe quelle structure d’accueil spécialisée, la demande est au plus haut.

Par ailleurs, les possibilités d’évolution sont multiples : spécialisation médicale, secteur privé ou publique, réorientation vers les soins infirmiers après 3 ans d’expérience, autant de chemins qui peuvent créer des nuances parmi les activités de l’auxiliaire en puériculture !

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